Les trente deux propositions

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Sommaire et résumé des propositions

1   Comparaisons internationales, éléments de diagnostic

Que nous disent les enquêtes, PISA, TIMSS, PIRLS, les statistiques de publications des chercheurs, le classement des universités, etc., que nous dit la manière dont notre pays participe à ces enquêtes et en tire des enseignements ?

Proposition n°1. Notre pays participera de manière active à toutes les étapes de toutes les enquêtes internationales. Il le fera en investissant ses meilleurs spécialistes, ceux qui ont une reconnaissance internationale. La partie française des différents comités de spécialistes qui organisent ces enquêtes rendra compte régulièrement, de manière honnête, mesurée et équilibrée des conclusions de ces enquêtes et participera ainsi, à sa propre place aux réflexions sur l'amélioration de notre système éducatif.

 

2   Les objectifs du socle de base

Au vu du nombre d'enfants qui quittent le système scolaire sans diplôme, ou avec des bases scolaires très insuffisantes, l'objectif européen du "socle" est important. Mais cet objectif est-il assez sérieusement considéré dans notre pays ?

Proposition n°2. Les objectifs du socle seront rééquilibrés de manière à porter environ pour moitié sur des connaissances et compétences pratiques, liées à la vie quotidienne, diététique, hygiène, sécurité domestique, tri des déchets, etc. On s'efforcera de cette manière d'éveiller l'intérêt des élèves pour les études techniques et préprofessionnelles, et non pas uniquement pour les études générales.

Proposition n°3. La rédaction du socle sera revue de manière à faire mieux apparaître ce qui est absolument exigible et évaluable à ce niveau et ce qui constitue une orientation de formation à long terme qui va bien au delà du socle.

Proposition n°4. Le contenu du socle doit être acquis pour l’essentiel et majoritairement vers l’âge de quatorze ans. Il est évalué en plusieurs étapes et sous différentes formes. La dernière étape, qui confirme et valide les autres peut constituer, comme le propose le HCE, une partie du Brevet. Ce doit être un véritable examen national.

 

3   Collège et lycée pluriel.

La formule du "collège unique" (jadis courageusement désigné comme "collège inique") n'est plus aujourd'hui soutenable. Elle va de pair avec une tradition française déplorable de dévalorisation de la formation technique et professionnelle. Comment modifier cette situation ? Comment mettre sur pied un collège et un lycée "pluriel" ?

Proposition n°5. Un service très performant d'orientation sera créé, parfaitement informé en temps réel des réalités du monde du travail dans notre pays, en Europe et ailleurs. Une grande importance sera accordée à une information équilibrée des élèves dès l'âge de dix ou onze ans, puis chaque année.

Proposition n°6. La philosophie sera enseignée sous une forme adaptée dans tous les cursus, général et professionnel, dès l'âge de quatorze ans.

Proposition n°7.

a) On donnera aux élèves qui le souhaiteront la possibilité, dès l'âge de treize ou quatorze ans, de préparer un CAP en même temps que la dernière étape du "socle de base". On donnera aux élèves engagés dans de telles formations la possibilité, s'ils le désirent, de préparer à tel ou tel moment, le Diplôme National du Brevet.

b) On renforcera la qualité et l'excellence des formations préprofessionnelles, en particulier en y faisant intervenir les meilleurs spécialistes et en y présentant les matériels les plus modernes.

c) On s'efforcera de travailler par des mesures politiques et sociales à ce que les formations préprofessionnelles soient attractives et à ce que les conditions de travail dans les métiers ne soient pas dissuasives.

d) On créera des écoles polytechniques, c’est-à-dire des écoles professionnelles de très haut niveau, venant couronner des cursus techniques et professionnels. Il doit être clair que la voie professionnelle est une voie possible d'excellence.

e) Jusqu'au Brevet, au moins une partie des enseignements suivis par les élèves se fera dans un établissement unique qui comprendra aussi bien des formations "générales" que "techniques" et " préprofessionnelles ".

Proposition n°8. On donnera aux élèves de l'enseignement général qui le souhaitent la possibilité de choisir des cursus davantage scientifiques ou davantage littéraires deux ans plus tôt que ce n'est actuellement le cas, c’est-à-dire vers quatorze ou quinze ans.

Proposition n°9. La classe scientifique qui termine l'enseignement général du lycée sera moins généraliste qu'elle ne l'est. Elle comportera soit un enseignement de mathématique avancé, et un enseignement de physique consistant, soit un enseignement de biologie avancé et un enseignement de physique et surtout chimie consistant, mais pas trois enseignements scientifiques presque aussi nourris. Les classes littéraires de l'enseignement général auront des programmes plus ambitieux tant sur le plan des langues anciennes (grec, latin, sanscrit) que sur celui de la culture littéraire et philosophique. Il doit être clair que la voie littéraire est une voie possible d'excellence.

Proposition n°10. Les baccalauréats comporteront au maximum quatre épreuves : français, anglais, culture générale et la spécialité.

Proposition n°11. L'examen du baccalauréat ouvrira pour ceux qui le souhaiteront l’accès à une année de propédeutique visant à préparer l'étudiant à des études universitaires. C'est l'examen final de l'année propédeutique, portant sur la spécialité, qui donnera accès à l'université.

Proposition n°12. Les actuelles classes préparatoires aux grandes écoles seront intégrées aux universités.

 

4   Qu'est-ce qu'évaluer ?

Les évaluations, formatives, sommatives, les certifications, jouent dans l'enseignement, à toutes les étapes, un rôle essentiel. Même si tout ne s'évalue pas. Pour ce qui peut être évalué, il est utile de savoir le faire. Dans notre pays règne à ce sujet un amateurisme satisfait.

Découvrons les théories et les techniques de l'évaluation, étudiées et utilisées dans de nombreux pays du monde !

Proposition n°13. Il sera créé un institut français d'évaluation (par exemple au sein de l'Institut National de la Recherche Pédagogique) doté d'importants moyens. Cet institut collaborera avec ses homologues européens, et fournit aux organismes chargés des examens une expertise. Il diffusera auprès des enseignants et des citoyens des informations sur les différentes techniques de l'évaluation et les conditions de leur bon usage. Il organisera (sans exclusivité) des formations dans ce domaine.

 

5   Quelques dispositions rationnelles.

L'essentiel des dispositions pratiques de l'enseignement : classe, horaires, méthodes, est resté inchangé depuis Napoléon.

Proposition n°14. Il sera proposé aux élèves et aux parents, dès la fin de l'école primaire, un contrat d'enseignement qui pourra être confirmé, modifié ou ajusté chaque année, contrat dans lequel l'élève choisira des "majeures", à présenter à l'examen (brevet, CAP, Bac) et des "mineures", qui constituent des options pouvant être évaluées par ailleurs, mais non exigées à l'examen.

Proposition n°15. Pour chaque "majeure" et chaque "mineure" sont définis des niveaux qui peuvent correspondre à une année ou à une partie d'année. Chaque élève pourra progresser à son rythme d'un niveau à l'autre, en progressant, ou en refaisant un niveau s'il n'a pas acquis les connaissances et compétences nécessaires au suivi du niveau supérieur. Autrement dit, chaque élève étudiera chaque discipline avec les élèves aussi avancés que lui dans cette discipline.

Proposition n°16. Il sera proposé aux enfants d'âge entre dix et douze ans un enseignement intensif de l'anglais sur une période de six mois. Plus généralement, on considérera la possibilité de la méthode "enseignement intensif" dans d'autres disciplines, pour des objectifs donnés, par exemple un enseignement mathématique (calcul littéral) intensif de deux mois pour des élèves de l'enseignement général ayant pris vers l'âge de quatorze ans une orientation mathématique.

Proposition n°17. Les devoirs et les leçons devront être faits et étudiés à l'école. La maison est un domaine autre, qui doit être libéré pour d'autres plaisirs et soucis : liens familiaux, liens amicaux, sorties, hobbies. Aucune activité obligatoire n'aura lieu à la maison. Le cartable, en conséquence, sera réduit à un strict minimum. L'élève voyage léger.

Proposition n°18. Les activités obligatoires, contrôlées, devront avoir lieu dans un créneau horaire tel que 9h-16h, mais l'école pourra accueillir les élèves entre 8h et 19h, avec, durant ces heures libres, pour seule obligation le strict respect de l'état des lieux et du bon usage des ressources mises à leur disposition.

 

6   Quels enseignants ?

Le métier d'enseignant se déroule aujourd'hui selon une vue idéale qui encourage la routine. Un système éducatif dynamique requiert tout autre chose.

Proposition n° 19. Les missions de l'Inspection seront profondément modifiées, de manière à les rapprocher des usages européens. L'avancement des enseignants dans la carrière sera déterminé d'une part par l'ancienneté, d'autre part par d'autres facteurs, évoqués ci-après, qui seront évalués par des commissions locales, régionales et nationales d'enseignants.

Proposition n°20. Un conseil national enseignant est créé, sous l'autorité directe du ministre, avec pour seule tâche d’aider, déplacer ou radier, selon les cas, temporairement ou définitivement après enquête, les enseignants qui s'avèreraient à un moment donné incapables d'exercer leur métier, pour quelque raison que ce soit. Les difficultés que créent maladie, fatigue, dépression, incompétence, ou problème de caractère ne doivent pas retomber sur les élèves.

Proposition n°21. Dans chaque établissement, chaque professeur pourra jouer le rôle de "Professeur Conseiller Pédagogique" pour ses collègues, c’est-à-dire "visiteur occasionnel critique" particulièrement en cas de difficulté. Ce service sera organisé par roulement selon un consensus. Il aura pour but d'aider les collègues, en particulier les plus jeunes.

Proposition n°22. Les enseignants seront encouragés, dans l'enseignement de leur discipline, à parcourir une grande partie des échelles de niveaux où elle est enseignée, "de la maternelle à l'université". Il sera tenu compte de leur usage de cette possibilité dans leur avancement.

Proposition n°23. L'institution favorisera les concours internes. Toute augmentation de qualification de l'enseignant dans les savoirs de base de sa discipline, dans l'histoire ou dans la didactique de sa discipline, toute participation active dans la vie de la communauté de sa discipline sera prise en compte positivement pour son avancement.

Proposition n°24. Le statut du fonctionnaire enseignant s'adaptera à la possibilité de périodes de travail dans le secteur privé, lesquelles ne peuvent le plus souvent qu'enrichir l'expérience de l'enseignant.

Proposition n°25. En liaison avec l'INRP, les enseignants développeront les procédures d'évaluation automatisée, complémentairement aux autres types d'évaluation, écrites et orales. On mettra en place, autant que possible, des dispositifs permettant d'interroger à l'oral les élèves, dans toutes les disciplines, de manière beaucoup plus fréquente que ce n'est le cas actuellement. On pourra dans ce but utiliser l'enseignement mutuel et s'inspirer en l'adaptant du système des "khôles" des classes préparatoires.

Proposition n°26. Les futurs enseignants seront recrutés dès la seconde année d'université lors d'un premier concours à la suite duquel ils pourront recevoir un salaire, selon l'ancien système des "IPES" ainsi rétabli. Ils recevront ensuite une formation solide dans le cadre d’un Master universitaire, qui leur permettra de se présenter au CAPES, puis à l'Agrégation. Les reçus au concours exerceront après un stage d’une année complète. S'ils n'ont que partiellement satisfait aux exigences de ces concours, ils pourront, selon leurs résultats, être autorisés à commencer à enseigner et parachever leur qualification lors de concours internes.

 

7   Administration, gestion, la question de l'autonomie.

Pour rompre avec l'amateurisme et la routine, il importe de diminuer de façon drastique le rôle de l'administration centrale et de favoriser à la place le travail de véritables experts, d'une part, et l'autonomie pédagogique réelle, très large, des établissements.

Proposition n°27. Les Rectorats seront des services dépendants du ministère, leur contrôle sur le fonctionnement du système éducatif aura pour finalité essentielle l'équité, c’est-à-dire qu'il n'y ait pas d'inégalités notables entre la qualité des divers établissements.

Proposition n°28. Les missions du corps de l'Inspection Générale seront profondément modifiées. Leur rôle principal pourra consister à coordonner le travail des groupes d'experts comme indiqué ci-après.

Proposition n°29. Les programmes seront établis dans chaque discipline par un groupe d'experts comprenant des universitaires, des enseignants du rang, des professionnels (production) ainsi que des spécialistes des pratiques européennes, au terme d'une réflexion approfondie. Chaque année il sera procédé à des consultations auprès des enseignants pour déterminer leur sentiment par rapport à ces programmes.

Proposition n°30. Les sujets d'examen seront établis par un groupe d'experts comprenant des enseignants, des universitaires et des spécialistes de l'évaluation ("édumétrie") formés à cette discipline. Après l'examen, une analyse de conformité sera réalisée pour détecter d'éventuelles faiblesses ou défauts et en tenir compte pour l'avenir.

Proposition n° 31. La création et la définition des établissements d'enseignement, généraux, techniques, professionnels et universitaires de tous niveaux sera sous la responsabilité des services du Rectorat en liaison avec d'une part les objectifs du ministère de l'éducation nationale, d'autre part les besoins du marché du travail (régional, national, européen, mondial) et leur évolution (voir proposition sur l'orientation).

Proposition n°32. Le chef d'établissement sera un enseignant volontaire détaché pour une durée de cinq ans, élu par les enseignants et le personnel. Il présidera le conseil d'établissement composé d'un nombre réduit d'enseignants expérimentés. On attendra de lui des qualités de négociation, d'impulsion et de coordination. Il mettra en œuvre les décisions du conseil d'établissement, sous le contrôle de cet organisme. Au terme de son mandat, il redeviendra enseignant.

L'établissement jouira d'une grande autonomie, dans le cadre posé par les trois contraintes suivantes : a) accueillir sans discrimination ni sélection les enfants d'une zone géographique déterminée par le Rectorat ; b) préparer ces enfants aux examens concernés par la nature de l'établissement ; c) employer comme enseignants permanents des enseignants titulaires recrutés par concours national et rémunérés par l'État. Il pourra sous certaines conditions (contrôlées par le Rectorat) recruter (attirer, choisir) certains enseignants selon leur profil de carrière et leurs intérêts pédagogiques.

Le conseil d'établissement sera donc tout à fait libre de son organisation pédagogique, de l'organisation des études et des évaluations formatives, ainsi que des évaluations sommatives qui sont des étapes vers l'examen national. Libre de choisir le regroupement des élèves par modules ou par classe, de déterminer les horaires hebdomadaires et annuels (et donc la durée des vacances scolaires) des élèves et de chaque discipline, de choisir ou pas de mettre en place des périodes d'enseignement intensif etc.

Le budget de l'établissement sera alimenté d'une part par l'État, d'autre part par les instances locales ou régionales et enfin éventuellement par des partenariats privés, sous le contrôle a posteriori du Rectorat.

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Armengaud 05/01/2011 20:24


Ces trente deux propositions mériteraient de longs développements ; s'agissant de l'orientation et de la formation professionnelle, domaines que 40 ans d'exercice en LPr m'ont amenés à connaître un
peu, les employeurs ont beaucoup de mal à identifier leurs besoins futurs ; c'est pourquoi les plus avisés recommandent de suivre une formation générale la plus longue possible et une orientation
postérieure au collège, au moins et ce même pour des emplois ne nécessitant pas des compétences très abstraites tant il est vrai qu'ils ignorent le plus souvent quelle sera la perrenité de ces
emplois et tous les formateurs d'adultes savent par expérique que la reconversion, la formation nouvelle sera d'autant plus aisée que la formation initiale aura été longue. Ce n'est pas en
proposant un CAP amené à disparaître que l'on accrochera un élève en échec profond, c'est en formant correctment les profs et en particulier en leur donnant la possibilité de mettre en activité
d'apprentissage autonome, en "décentrant la pédagogie de la transmission collective et simultanée des connaissances" le prof accompagnant les activités, identifiant les dificultés, proposant des
remèdes etc... En enseignement professionnel pratique, pour une section de 24 élèves, il peut y avoir deux professeurs intervenant en même temps avec toutes les combinaisons possibles ; cela permet
bien des remédiations, une pédagogie différenciée. Pourquoi ne pas prévoir une heure par discipline avec double intervention ? Tous ceux qui ont reçu des stagiaires en leur classe savent quels
gains de productivité cela permet dans le domaine des travaux personnels de l'élève.


JAFFRE Laurent 11/12/2010 23:00


A propos des trente deux propositions.

Je vous remercie d’abord pour votre livre. Je trouve vos analyses et vos propositions claires et pertinentes. Ma critique porte surtout sur la méthode du changement.
Vos propositions dans leur globalité visent en fait un changement du système dans son ensemble et par le haut. Elles nécessitent des décisions étatiques. Au fond vous demandez à une bureaucratie
incompétente, c’est vous qui l’affirmez, d’adoptez vos propositions et de les mettre en œuvre. Est-ce réaliste ? De plus vos propositions nécessitent des moyens nouveaux, comme celles par exemple
d’un pré-recrutement des enseignants, et d’une meilleure formation. Le gouvernement, les classes dirigeantes, ne sont pas prêts à consacrer plus d’argent à l’éducation (nationale ou pas)/ L’argent
y reviendra lorsqu’il s’y produira du neuf, efficace donc attractif.
Je crois que la clé ne se trouve pas dans un changement global du système mais dans chacune de ses briques ; cette brique, c’est l’établissement. Et c’est peut-être ce qu’a compris le ministère
avec la circulaire CLAIR : elle donne la possibilité de mettre en œuvre vos propositions mais dans le cadre d’u collège ou d’un lycée.
Dans ce cadre je propose un changement structurel qui en commande beaucoup d’autres que vous suggérez et auxquels j’adhère pour la plupart. Il s’agit d’abandonner le groupe classe, le classement
des élèves selon l’âge, et de substituer à la classe le groupe d’études, hétérogène en âge et en niveaux. Et puis :
• Décentrer la pédagogie de la transmission collective, le maître face aux élèves vers l’étude personnelle et en petits groupes, le maître accompagnant les élèves.
• Dans ces groupes d’études s’instaurent aussi des relations de co-formation et de tutorat entre élèves.
• Le temps d’étude alternera avec des leçons de français mathématiques langues et sciences, s’adressant aux élèves par groupes de niveaux de compétences.
• L’évaluation sera formative.
• Les élèves travailleront par périodes à des productions de divers types, évaluées par des jurys et récompensées selon leur valeur. Cela introduit la notion de talent.
• Les enseignants auront moins d’heures de cours, 12h, mais leur service inclura l’accompagnement pédagogique et le suivi individuel des élèves.


sylvie Monnet 21/10/2010 13:16


Un outil de réflexion auquel un autre vieux prof ne peut qu'assez largement adhérer.
La proposition n°2 me ramène à mes années d'école primaire à la campagne, juste avant la réforme Guy Mollet de 1956 où, dans les écoles de fille, il y avait la dernière année un cours d"'éducation
familiale et ménagère" (j'ai encore le manuel) qui apprenaient les bons principes d'hygiène,d'économie familiale, de secourisme...On ne parlait pas de tri sélectif, mais il y avait des conseils
pour utiliser le savon jusqu'au dernier morceau ou pour accommoder les restes en cuisine; Bref, de l'écologie avant l'heure et l'apprentissage du bon sens, en harmonie avec ce qui se faisait à la
maison.